ANVERS Lors de la première partie de son interrogatoire par le président de la cour d’assises, lundi en fin d’après-midi, Hans Van Themsche s’est exprimé sur l’arsenal qui a été découvert dans sa chambre, sur les jeux auxquels jouait sur son ordinateur et sur la période où il a été victime de harcèlement à l’école.Lors d’une perquisition dans sa chambre chez ses parents, les enquêteurs avaient notamment découvert un fusil de chasse qui ne fonctionnait plus, deux carabines à air comprimé qui ne fonctionnaient plus et une réplique d’un Colt M16 A. Des couteaux avaient également été saisis, dont un couteau de chasse avec la mention « Blut und Ehre ».
« Beaucoup d’objets me sont parvenus par hasard. J’ai reçu de ma famille la vieille arme de chasse et une carabine à plomb qui ne fonctionnait plus », a dit l’accusé. Il a dit avoir lui-même acheté la réplique du Colt.
« Les armes m’intéressent, notamment leur fonctionnement technique », a-t-il dit. Il a ajouté qu’il avait également d’autres centres d’intérêt comme « les animaux, les soins aux animaux, la nature et les sciences. Pas seulement la guerre et les armes ».
Le président l’a interrogé sur la présence d’un exemplaire de Mein Kampf dans sa chambre à coucher. Hans Van Themsche a dit qu’il l’a trouvé chez ses grands-parents après la mort de sa grand-mère alors que son grand-père était mort depuis quatre ans.
« Lorsqu’on a vidé la maison, je suis tombé sur deux exemplaires de Mein Kampf. Je ne connais pas l’allemand. Mais j’ai vu qu’ils avaient été imprimés avant la seconde guerre mondiale. Je pensais qu’ils avaient une valeur », a dit l’accusé. « Je ne l’ai pas conservé dans un but raciste. C’était plutôt sentimental », a-t-il ajouté.
Le président lui a demandé s’il n’aurait pu conserver d’autres objets de nature sentimentale. « J’aurais pu prendre une armoire mais où aurai-je pu la mettre? », a-t-il répondu.
Ce n’est que lorsqu’il a été interrogé sur la période au cours de laquelle il a été victime de harcèlement à l’école secondaire qu’il a montré des sentiments. Il a expliqué que, lorsqu’il avait 12 ou 13 ans, il a été enfermé dans les toilettes par un élève qui avait deux ans de plus que lui et qui était plus grand.
« La porte était fermée. Il a commencé à donner des coups de pied dans la porte et à rire », a-t-il expliqué avant de répéter, à deux reprises, qu’il avait eu peur et qu’il l’avait prié d’arrêter.
Hans Van Themsche a expliqué qu’il utilisait souvent son ordinateur pour jouer, surtout le week-end. « Le week-end, je jouais quatre à six heures par jour sur le pc », a-t-il dit.