La halle de poissons de Tsukiji à Tokyo, la plus grande du monde, a vendu vendredi un thon rouge de plus de 200 kilos pour la somme de 4,13 millions de yens (35.000 dollars), soit facilement le prix d’une voiture, lors de la première criée de l’année.

Ce thon de 206,6 kilos, destiné aux restaurants de sushis de la capitale, a atteint l’enchère la plus haute de la matinée.

La première criée de 2007 n’a pas crevé les plafonds, les prix restant dans la fourchette des années précédentes, selon la chaîne de sushis Kiyomura qui a acheté la plus belle pièce de thon.

« Mais tant que la demande des consommateurs sera là, les prix du thon continueront à grimper », a prédit un porte-parole de Kiyomura.

Le Japon avale le quart du thon dans le monde.

L’Archipel, dont les 127 millions d’habitants raffolent de poissons et coquillages crus, et donc des sushis et sashimis, est régulièrement accusé par les organisations écologistes de décimer les réserves mondiales.

Les Japonais doivent s’attendre à une hausse des prix des sushis et des sashimis, les plus célèbres spécialités culinaires de l’Archipel, après le durcissement des règles de la pêche au thon rouge décidé à la fin 2006.

La Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l’Atlantique (ICCAT), a adopté en novembre des mesures urgentes pour freiner la surpêche des thons de l’Atlantique et de Méditerranée.

L’ICCAT a notamment réduit les quotas de pêche à 29.500 tonnes en 2007 et jusqu’à 25.500 tonnes en 2010, contre 32.000 tonnes en 2006.

En octobre, la Commission de protection du thon du Pacifique avait pour sa part réduit de 20% les captures de thon rouge du sud en 2007, à 11.530 tonnes.