LA LOUVIÈRE Dimanche, la juge d’instruction montoise Lefèbvre a délivré six mandats d’arrêt pour trafic international d’armes. Ces arrestations font suite à l’importante opération de démantèlement de trafic d’armes menée samedi après-midi par la police fédérale. Bien que les PJF (polices judiciaires fédérales) d’Arlon et de Charleroi aient participé avec la PJF de Mons à l’opération, il ne s’agit pas d’un dossier fédéral. L’affaire est d’ailleurs à l’instruction au parquet de Mons.

Au total, 26 perquisitions ont été effectuées en Hainaut et dans la province de Luxembourg. Dix personnes ont par ailleurs été interpellées et un nombre impressionnant d’armes saisies. Parmi celles-ci se trouvaient notamment des fusils-mitrailleurs sur pied, des baby pistolets, des M16 ou encore des kalachnikovs. Un important stock de munitions accompagnait également l’arsenal clandestin.

Selon les premiers éléments, une centaine d’armes auraient transité par l’important trafic dont la Belgique était une plaque tournante. Le réseau était principalement implanté dans la région de La Louvière mais possédait des ramifications à Charleroi et à Chiny (non loin de Neufchâteau, dans la province de Luxembourg).

Le trafic international s’était développé à l’échelle européenne, dans les pays de l’Union, notamment en France et au Grand-Duché du Luxembourg mais aussi dans les pays de l’Est.

Depuis six à sept mois, le Service Judiciaire d’Arrondissement (SJA) menait l’enquête. Lors des perquisitions, la police a saisi des armes mais aussi de l’argent et des voitures. Elle a aussi pu obtenir quelques aveux des personnes interpellées. Les GSM trouvés vont quant à eux être analysés de fond et comble.

D’autres perquisitions sont encore prévues dans les prochains jours.