BRUXELLES Cela fait un bail que Souad Razzouk mûrit sa décision. Un an et demi à peu près. Assistante sociale de formation, la députée bruxelloise l’a prise officiellement hier par le biais d’un courrier adressé aux présidents du parlement bruxellois Eric Tomas (PS) et du parlement francophone bruxellois Christos Doulkeridis (Ecolo).
Lancée dans le bain politique via le maïeur FDF d’Auderghem Didier Gosuin voici quelques années, Souad Razzouk a décidé de quitter le FDF. Et le MR par la même occasion. Elle siégera en tant qu’indépendante au parlement bruxellois. Sans vouloir faire de cette décision une affaire de personnes, Souad Razzouk affirme ne plus se retrouver avec l’idéologie menée par son président Olivier Maingain.
« En dehors du fait qu’il ait un comportement dictatorial au sein de son parti, je trouve que ce parti n’a plus aucune idéologie. Cela fait deux ans que le bureau politique du FDF – chaque lundi – n’est consacré qu’à la commune de Woluwe-Saint-Lambert et aux communes périphériques. D’accord, c’est important. Mais largement insuffisant pour un parti qui se prétend être le principal réformateur social du pays » , affirme Souad Razzouk.
Boycottée par le FDF lors des dernières communales
Souad Razzouk ne compte pas rempiler dans un autre parti démocratique, « pour l’instant » . Elle reste évidemment ouverte aux éventuelles propositions mais souhaite d’abord prendre un peu de recul.
Si aucun élément déclencheur fort n’a motivé la décision de Souad Razzouk, l’épisode des dernières élections communales témoigne de la toute relative affection que le FDF portait à l’encontre de l’une de ses candidates. « J’ai clairement été exclue de cette campagne. Chaque candidat a reçu 3.000 tracts du FDF, moi rien. Je n’étais même pas sur les photos. Leur argument ? Tu n’étais pas là quand on a fait les photos… » , se souvient celle qui affirme ne pas être une vraie politicienne.