LIÈGE Avec un taux d’absentéisme de 20 %, avec des parents d’élèves qui font irruption dans l’enceinte de l’école sans crier gare, avec des vandales qui viennent la nuit détériorer l’établissement scolaire, l’institut Marie-José, à Liège, se devait de réagir.
C’est ce qu’a fait son directeur, Christian Modave en installant à l’entrée de l’école un appareil sophistiqué qui relève les empreintes.
« En effet , confie le directeur, cette semaine nous relevons les empreintes de tous les élèves et celles des enseignants. Et à partir de mercredi ou jeudi, celui qui veut rentrer dans l’établissement devra mettre son index sur une cellule informatique qui relèvera son empreinte. Si elle correspond à une élève ou un enseignant, la barrière s’ouvrira. »

« Sécuriser les lieux »

Cette méthode pour le moins musclée est une première en Wallonie.
Elle existe également en région bruxelloise, entre autres, dans un établissement technique de Woluwé-Saint-Pierre. Pour Christian Modave, cette initiative électronique possède beaucoup d’avantages.
« D’abord, cela permet de sécuriser les lieux. En effet, des intrus ne peuvent plus rentrer. Un papa est récemment venu en pleine journée pour agresser un professeur et cela ne sera plus possible. Les locaux seront également inaccessibles la nuit ce qui empêchera le vandalisme. Enfin, nous saurons qui entre dans l’école, ce qui évitera aux éducateurs de passer un temps fou à prendre les présences. Ce temps économisé leur permettra de mener, mieux en encore, leurs réelles missions dans l’établissement. »
Si l’accueil par les élèves est plutôt positif, personne ne peut forcer quelqu’un à donner ses empreintes. « Que l’on s’entende bien, ce n’est pas une prise d’empreintes totale, mais de quelques points permettant une identification. Il ne s’agit pas de jouer à la police et celui qui ne veut pas donner ses empreintes ne les donnera pas. Il devra alors passer tous les matins par le bureau d’accueil. » Comme on le lira ci-dessous, tout le monde n’est pas totalement d’accord avec cette initiative.