Depuis sa défaite aux élections législatives d’avril 2006 contre la coalition de gauche conduite par Romano Prodi, Silvio Berlusconi (70 ans) ne sait plus quoi inventer pour exister médiatiquement. On ignore si son dernier coup d’éclat était fortuit ou calculé, mais il est tombé à point nommé : quelques jours durant, la presse nationale et internationale en a abondamment parlé. Généralement pour s’en moquer, mais c’est sans importance.
Le 31 janvier, dans une lettre rendue publique par Forza Italia, son parti, l’ancien président du Conseil présente d’emphatiques excuses à… son épouse, Veronica Lario (50 ans).

Quelques jours auparavant, dans une lettre publiée par le quotidien La Repubblica, cette dernière avait véhémentement protesté contre les roucoulades de son époux avec une jolie députée de Forza Italia, Mara Carfagna, à laquelle, au cours d’un gala télévisé, il avait, sur le ton de la plaisanterie, proposé le mariage. « Pardonne-moi, je t’en prie, écrit le bellâtre contrit. Et considère ce témoignage public de mon orgueil cédant à ta colère comme un acte d’amour. Un parmi beaucoup d’autres. Grosses bises. Silvio. » Finalement, l’épouse outragée a accepté les excuses de son mari, première fortune d’Italie et vingt-troisième mondiale. Comment dit-on en italien : « le ridicule ne tue plus » ?