Cette rencontre avait été annoncée peu auparavant à l’issue d’entretiens à Jérusalem entre Olmert et Rice, qui avait rencontré Abbas la veille à Ramallah. La présidence palestinienne avait dit n’être pas au courant des détails de cette initiative, mais l’accueillir favorablement.

Ni la date ni le lieu de ce sommet à trois n’ont été précisés mais un responsable américain accompagnant Rice dans sa huitième tournée au Proche-Orient en deux ans a estimé qu’il pourrait avoir lieu dans « trois ou quatre semaines », sans doute dans la région.

De telles rencontres à trois ont déjà eu lieu depuis la rupture du processus de paix israélo-palestiniens, en 2001, mais, selon ce responsable américain, cette fois « ce ne sera pas juste une autre rencontre ».

LA FEUILLE DE ROUTE RESTE LA BASE

« Ils ne se sont pas assis ensemble depuis six ans pour définir des choses aussi ambitieuses que les préalables nécessaires à la mise en place d’un Etat palestinien », a-t-il fait valoir.

De son côté Olmert a déclaré à la radio israélienne que le futur sommet se concentrerait « sur les idées les plus ambitieuses concernant nos horizons politiques avec les Palestiniens au Proche-Orient ».

Selon Rice, qui a poursuivi sa tournée dans la soirée à Louxor, en Haute-Egypte, où elle a rencontré le président Hosni Moubarak, Abbas et Olmert étaient désireux d’engager une telle discussion.

« Il semble judicieux de commencer par une discussion informelle, de s’asseoir simplement pour aborder les problèmes », a déclaré Rice en se défendant de vouloir « se substituer à ce qui se présente comme un canal de communication bilatéral prometteur » entre Abbas et Olmert.

Elle a laissé entendre que les Etats-Unis, dont elle a promis un engagement accru sur ce dossier, ne comptaient pas toujours pas s’immiscer à tous les stades de ce dialogue entre Israël et les Palestiniens. « Nous verrons bien lorsque la présence américaine s’avérera nécessaire », a-t-elle dit.

Olmert a déclaré pour sa part que la feuille de route des médiateurs internationaux – Etats-Unis, Onu, UE, Russie – pour la paix au Proche-Orient resterait la base de ces futures discussions.

Il a dit être tombé d’accord avec Rice pour réaffirmer la validité de ce document prônant une approche graduelle vers la proclamation d’un Etat palestinien indépendant et viable aux côté d’un Israël dont la sécurité serait garantie.