Les responsables du Cadre de concertation des partis de l’opposition (C-PO) ont organisé le 11 janvier 2006 à Ouagadougou une conférence de presse, pour faire davantage découvrir ladite structure qui a vu le jour à la faveur de la désignation des représentants de l’opposition au sein de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), en août 2006.
La conférence de presse qui a eu lieu le 11 janvier 2007 au siège du Parti africain de l’Indépendance (PAI), avait pour but de faire connaître davantage le Cadre de concertation des partis de l’opposition (C-PO). Selon les responsables, cette structure a vu le jour à la faveur de la réunion du 16 août 2006 à la salle de conférences du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, et qui avait à son ordre du jour la désignation des cinq représentants de l’opposition au sein de la CENI.

33 partis et organisations politiques avaient pris part à ladite rencontre ; celle-ci a aussi permis l’élaboration d’une feuille de route dont les objectifs consistent à permettre, d’une part, à l’ensemble des partis de l’opposition d’être régulièrement informés du fonctionnement et du déroulement des activités de la CENI, et, d’autre part, aux partis politiques d’engager des actions éventuelles pour un meilleur fonctionnement de la CENI ; enfin, la feuille de route recommande aux représentants désignés d’avoir des actions concertées dans la défense des intérêts de l’opposition, ont indiqué les conférenciers.

C’est ainsi que, pour l’atteinte de ces objectifs, ont-ils soutenu, ce cadre de concertation a été créé, avec comme président, Me Bénéwendé Stanislas Sankara, président de l’Union pour la Renaissance/Mouvement Sankariste (UNIR/MS), qui du reste a présidé la conférence de presse. De la déclaration liminaire, il est ressorti que le C-PO « entend mener toutes les luttes pour un fonctionnement indépendant de la CENI, pour la défense des droits de l’opposition et pour l’organisation d’élections libres, équitables et transparentes au Burkina Faso ». Il n’y a pas plus tard que le 29 décembre 2006, une crise ouverte s’est déclenchée entre la CENI et les partis de l’opposition.

Il s’agit du boycott de la cérémonie de prestation de serment des représentants de l’opposition au sein des démembrements de la CENI du Kadiogo (CEPI, CECI, CEIA). On se rappelle aussi que, le 3 janvier 2007, 20 partis de l’opposition présents à la réunion se sont retirés de la rencontre entre la CENI et les partis politiques.

Selon les responsables du C-PO, l’objet de ces décisions était de protester contre le « mépris total des partis de l’opposition et surtout pour une intrusion grave et illégale dans le choix des représentants de l’opposition en lieu et place de l’opposition elle-même. » Ces protestations vont principalement à l’encontre de Moussa Michel Tapsoba, le président de la CENI qui aurait refusé de recevoir une délégation de l’opposition, suite notamment au retrait des membres de l’opposition de la cérémonie de prestation de serment.

Face donc à cette « attitude irrespectueuse et méprisante du président de la CENI », le C-PO rappelle que « la CENI est le fruit de plusieurs années de lutte de l’opposition et des démocrates de ce pays pour l’organisation d’élections équitables, libres et transparentes. La présence de la société civile en son sein et surtout à sa présidence vise à assurer non seulement son indépendance mais aussi à rechercher un consensus permanent entre la majorité et l’opposition dans son souci d’équilibre et d’équité ».