Un chirurgien plasticien isérois, arrêté alors qu’il avait entrepris de démonter un radar, à Eybens près de Grenoble en décembre 2006, a été condamné mercredi à 1.000 euros d’amende par le tribunal correctionnel.

Le procureur de la République avait requis 1.500 euros d’amende.

Le médecin de 43 ans, qui avait dans la nuit du 21 au 22 décembre commencé à scier la partie métallique basse du radar, s’était enfui à pied dans un champ proche à l’arrivée des policiers, prévenus par des automobilistes. Il avait été rapidement interpellé, victime dans sa course d’une fracture à une cheville.

Le prévenu a expliqué à la barre qu’il avait agit par « sentiment d’injustice ». Il avait été victime quelques mois avant les faits d’un contrôle radar et 2 points lui avaient été retirés, alors que, selon lui, c’est un autre automobiliste qui passait qui aurait dû être verbalisé. Ses différents recours restant sans réponse, il avait décidé de s’attaquer au radar.

Depuis, les deux points qui lui avaient été prélevés lui ont été restitués, selon son avocat Me Denis Dreyfus.

Ce radar fixe, situé au bord de l’autoroute qui contourne Grenoble, a déjà subi à de multiples reprises des actes de vandalisme: coups de masse, optique enduite de peinture et des inconnus lui ont même tiré dessus à coups de fusil, mais aucun auteur n’avait été arrêté jusqu’à présent.