BRUXELLES Pour l’ex-formateur Yves Leterme, les six points avancés par le sp.a pour entrer dans un gouvernement sont importants. Selon lui, plusieurs éléments de ces exigences se trouvaient déjà dans les accords intervenus entre les partenaires de l’orange bleue.Interrogé dans les couloirs du Sénat, M. Leterme a dit comprendre que le sp.a pose des exigences de fond avant d’accepter une participation gouvernementale. Il remarque toutefois que pour certains de ces points que les socialistes avancent aujourd’hui, rien n’a été fait pendant les 19 ans où les socialistes ont participé au pouvoir.
M. Leterme a notamment dit que lui aussi était favorable à un programme de gouvernement social.
Il a ajouté qu’il veut collaborer de façon constructive à la mission confiée au premier ministre sortant Guy Verhofstadt (Open Vld) de mettre sur pied un gouvernement intérimaire. Il ajoute qu’il ne pose aucune exclusive mais précise qu’il reste candidat premier ministre.
Il a encore dit qu’il n’a pas d’objection au fait que le gouvernement compterait trois ou quatre formations francophones.
Le député Bart Tommelein a immédiatement réagi au nom de l’Open Vld en disant le contraire de M. Leterme. Pour lui, les exigences du sp.a ne sont pas conciliables avec les accords qui avaient été conclus entre les partenaires de la potentielle orange bleue. Et de se demander comment l’ex-formateur peut dire le contraire.
Les socialistes flamands ont fait savoir jeudi qu’ils pourraient participer à un gouvernement à la condition que six de leurs exigences soient remplies. Ils demandent une augmentation des pensions, de l’allocation familiale pour le premier enfant, l’application effective de la sortie du nucléaire et la diminution de la facture pour les hospitalisations, le plafonnement des prix de l’énergie, l’allongement du congé parental.