30 900 logements neufs ont été réservés, au premier trimestre 2017 soit une augmentation de 8,1 % de plus par rapport au premier trimestre 2016. Les mises en vente aussi marquent une hausse (+ 3,5 %), ce qui contribue à une baisse de l’encours de logements restant à vendre de 2,4 %. Il s’agit d’un dynamisme manifeste qui est en cours d’évolution depuis la fin de 2014 et en dépit de la petite chute au dernier trimestre 2016.

Chiffres de la FPI

La FPI qui regroupe les promoteurs immobiliers de France en logement, et désormais en immobilier d’entreprise affiche les chiffres du 1er trimestre 2017 de son observatoire statistique national, baromètre des indicateurs avancés en logement dans toutes les régions de France, lancé en 2010. Ces statistiques sont marquées par une dynamique de réservations très positive. En effet grâce à 35 059 logements réservés, l’année 2017 est entamé par une nouvelle progression des réservations, en hausse de 13,8% si on les compare au 1er trimestre 2016. C’est ce qui permet de confirmer la tendance initiée depuis le dernier trimestre de l’année 2014 où le marché a connu 10 trimestres consécutifs de hausse.

Des hausses favorables pour les acquéreurs

Les acquéreurs, qui disposent toujours de conditions particulièrement favorables avec des taux de crédit qui demeurent très bas, se précipitent réaliser les projets de vie. C’est valables aussi bien pour les propriétaires occupants (+4,1% de réservations par rapport au 1er trimestre 2016) que pour les ménages investisseurs (+19,2%). Mme et Mr Alves qui étaient à la recherche d’une location d’appartement à Bois Colombes, ont fini par céder à la tentation et ont fini par acquérir une jolie maisonnette avec jardin dans un secteur bien desservi.

Un rythme de vente qui décélère

Quelques signes préoccupants ont cependant surgi comme la croissance des réservations qui ralentit au 1er trimestre 2017 par rapport à la croissance des 12 derniers mois. Après on a constaté que le rythme des mises en vente a décéléré : 28 541 logements ont été mis sur le marché sur les trois premiers mois de 2017, soit une hausse limitée de +6,4% par rapport au 1er trimestre 2016. Les professionnels ont expliqué ce fait par la baisse de l’offre commerciale avec 90 935 logements disponibles à fin mars 2017 (‐1,3% en douze mois), et par un délai d’écoulement réduit à 9 mois, voire moins dans certaines métropoles où ce niveau représente moins de 7 mois de stock théorique (La Rochelle, Bordeaux, Saint‐Malo). Ce niveau fut inquiétant pour les professionnels.

Conséquence du déséquilibre entre la demande et l’offre de logements

La conséquence du déséquilibre entre la demande et l’offre de logements contribue à une accélération des prix sur le territoire qu’on peut observer en passant par l’estimation du bien immobilier sur les sites spécialisés avec une hausse du prix moyen de 5,1% par rapport au 1er trimestre 2016.  Il s’agit d’une hausse des prix qui profite d’abord aux propriétaires de terrains à bâtir, qui sont en situation de force.