NAMUR Lors des Fêtes de Wallonie, Rudy Demotte fera son premier discours de ministre-président à cette occasion. « Je n’ai pas fait un rêve, j’ai observé des réalités. »
Tout pour l’image ? « J’ai peu de temps. L’image est devenue une question de type économique. » Un vrai défi ? « Il y a une différence entre le temps économique et le temps politique. On ne peut pas attendre que dans 18 mois on soit devant la Flandre. Le politique ne peut pas tout. Il faut être honnête et dire qu’il n’y aura pas de grande révolution immédiate dans la vie des Wallons. »
Vraiment ? « On ne peut pas pêcher du poisson si on n’a pas empoissonné les eaux. »
La Flandre ? « Je vais aller dans les chambres de commerce en Flandre. »
N’est-on pas trop positif ? « Vous imaginez un ministre-président qui dit que tout est fichu ? J’invite les Wallons à refuser tout fatalisme. On a mis des instruments en place et ils doivent se les approprier et avoir de l’audace. »
Le PS est responsable du retard ? « Nous assumons nos erreurs, mais lorsque j’entends dire le MR que le PS est responsable, c’est médiocre. »
Que feriez-vous à la place de Kris Peeters ? « Tout pour que la Wallonie aille mieux. En effet, les entreprises flamandes ont tout à y gagner. »
Vous craignez le fédéral ? « Je mets en garde le fédéral contre une tentation. Au niveau du budget, on ne peut pas modifier les règles. Les Régions ne doivent pas payer plus. Il ne faut pas que le but ultime devienne d’affaiblir les Régions pendant 18 mois… tout cela pour ne pas donner de l’argent aux socialistes. »
Qu’allez-vous faire ? « Je peux assurer que la Région wallonne sera une entité loyale par rapport au fédéral. Je suis convaincu de la coopération entre les Régions sans nier le fédéral tant pour le Forem que pour les Tec. »
Pas de réformes institutionnelles ? « Ma priorité, c’est le maintien du droit des gens. Il est prioritaire au droit du sol. Les réformes, c’est un string qui cache pas mal de soucis économiques. On peut faire autre chose. »
Un exemple ? « Je rappelle que nous avons aidé les chicons flamands et les fleurs coupées en Flandre sans pour autant faire des réformes économiques. Regardez ce que nous avons fait en soins de santé. Les mêmes règles pour tous pour mettre fin au débat sur la régionalisation. »
Comment vont les francophones ? « Il y a un risque de rupture. Je dis aux francophones, quelle que soit votre stratégie, restez unis ! Les Bruxellois et les Wallons ont besoin les uns des autres. Il faut d’abord bâtir le pont entre Bruxelles et la Wallonie. »
Anti-Reynders ? « Il apporte une réponse de duplicité sur les institutions francophones. Ce n’est pas le bon moment. Il existe un schéma à définir pour améliorer le fonctionnement. »
La F1 ? « C’est la Région qui banque et le fédéral qui prend l’argent. En plus, c’est un ministre fédéral qui remet la coupe. Ce sont des coucous ! »
Les jeunes de la N-VA ? « C’est scandaleux. Vous savez, en rue les gens me demandent si le pays va casser. »
Leterme ? « Il ne supporte pas l’ombre. Il vit avec le syndrome Tindemans. Il n’est pas le représentant du peuple flamand. Il doit évoluer. »
Un retour du PS ? » Pas d’actualité. On a toujours dit qu’on voulait une approche commune avec le SPA. »