CHARLEROI Elément nouveau et encore inexpliqué dans l’enquête sur la disparition en novembre à Charleroi, d’Alicia Allemeersch. Cet élément a été fourni par les examens de téléphonie pratiqués par Belgacom sur le GSM de la jeune femme. Quand elle sort de chez elle le dimanche 12 novembre vers 22 h 45 pour acheter du pain en ville, Alicia s’entretient tout au long du trajet avec un ami, François. La conversation dure 24 minutes et 26 secondes puis est interrompue alors qu’Alicia (dont la voix ne paraît pas inquiète, NdlR) dit : « Attends, Loulou ». On croyait jusqu’à présent que son GSM, un Nokia reçu cinq jours plus tôt, n’avait plus fonctionné. On sait maintenant que si : en réalité, l’appareil a été coupé pendant 40 à 60 secondes. Puis il a été rallumé pendant une dernière courte période de 40 secondes, et a reçu deux SMS. Puis, il a été coupé définitivement cette fois.
Belgacom a pu localiser de façon assez précise l’endroit où le GSM se trouvait à ce moment : entre la rue de l’Ecluse et la rue Bosquetville.
C’est sur cette distance de quelques centaines de mètres mais dans un secteur considéré comme dangereux, qu’Alicia s’est volatilisée.
Et c’est ce qui explique les nouvelles recherches entreprises lundi dans la Sambre de Charleroi en aval de la rue de l’Ecluse. Un chien cadavre était présent sur l’embarcation. Aucun résultat : le mystère reste entier comme au premier jour. La semaine prochaine, il y aura trois mois !
Maman d’une petite fille, Alicia n’avait aucun motif de disparaître. Hier, les parents d’Alicia, à savoir Rita la maman et Marcel son papa, se sont constitués parties civiles chez le juge, M. Benoît Jonard. Judigaël, compagnon d’Alicia et papa de sa fille, en fera autant sous peu.