La Finul, dont les effectifs ont été portés de 2.000 à 5.200 hommes depuis la fin du conflit, le 14 août, a précisé être habilitée à recourir à la force en cas d' »activité hostile », à procéder à des contrôles routiers et à intercepter des mouvements d’armes en cas de défaillance de l’armée libanaise.

Aux termes de la résolution 1701 du Conseil de sécurité qui a élargi son mandat et étoffé ses effectifs, la Finul est chargée d’aider l’armée libanaise à contrôler la frontière avec Israël et à imposer son autorité au sud du fleuve Litani.

Israël a achevé dimanche son retrait du Sud-Liban à l’exception du village de Ghadjar, à cheval sur la frontière, dont le Liban exige aussi l’évacuation en menaçant de saisir le Conseil de sécurité de l’Onu.

Alexandre Ivanko, porte-parole de la Finul élargie, a précisé mardi que les casques bleus n’avaient pas eu tirer un coup de feu – même par nervosité – depuis la trêve de la mi-août, mais il a souligné qu’ils étaient parfaitement habilités à le faire.

« Si la situation présente un risque quelconque de reprise des activités hostiles, les règles d’engagement de la Finul autorisent les forces de l’Onu à réagir comme il convient », a-t-il dit en soulignant que « les officiers de la Finul sont investis d’une autorité suffisante pour recourir à la force ».

Il a précisé que les casques bleus avaient établi en différents secteurs névralgiques du Sud-Liban des points de contrôle provisoires tandis que l’armée libanaise avait entrepris de mettre en place des barrages permanents pour filtrer les allées et venues des véhicules.

L’armée libanaise devra agir chaque fois qu’elle dispose d’une information précise sur des mouvements d’armes ou de matériels non autorisés, mais, si elle n’est pas en mesure de le faire, « la Finul fera tout ce qui est nécessaire pour remplir son mandat ».

La résolution 1701 ne confie toutefois pas aux casques bleus le soin de désarmer par la force les combattants chiites du Hezbollah, qui ont déclaré qu’ils demeureraient au Sud-Liban sans pour autant parader en armes.

La Finul, qui est commandé par le général français Alain Pellegrini, a énuméré plusieurs situations où ses hommes pourraient se retrouver au-delà de la simple légitime défense, notamment le cas où il faudrait faire appel à l’aviation pour « s’assurer que leur zone d’opération ne sert pas à des activités hostiles ».