Les Etats-Unis reprochent à la Chine d’avoir utilisé le 11 janvier un missile balistique pour détruire un satellite météorologique obsolète, éparpillant dans l’espace des débris dangereux pour les autres appareils en orbite autour de la Terre et renforçant les risques d’une escalade militaire.

Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a refusé de confirmer ou de démentir cette opération, soulignant que Pékin n’était pas favorable à une course aux armements dans l’espace.

« Je ne peux rien dire au sujet de ces affirmations. Je ne sais vraiment pas, j’ai seulement vu les articles étrangers », a dit Liu Jianchao.

« Ce que je peux dire, c’est que, par principe, la Chine prône l’utilisation pacifique de l’espace et s’oppose à l’armement de l’espace et s’oppose également à toute forme de course aux armements », a-t-il ajouté.

A l’instar des Etats-Unis, l’Australie et le Canada ont exprimé leur inquiétude, de même que le Japon vendredi, particulièrement préoccupé par le développement de la puissance militaire de son voisin.

« Cela nous préoccupe d’abord du point de vue de l’utilisation pacifique de l’espace et, deuxièmement, en matière de sécurité », a réagi le secrétaire du gouvernement japonais, Yasuhisa Shiozaki.

Le Japon a demandé à la Chine confirmation de ce tir de missile et une explication quant à ses intentions, a-t-il ajouté.

Le dernier tir connu de missile anti-satellite remonte à 1985. Il avait été effectué par les Etats-Unis, qui avaient ensuite renoncé à ce genre d’essais symboliques de l’époque de la Guerre froide.