ANVERS Avant d’entreprendre son équipée meurtrière dans les rues d’Anvers, le 11 mai 2006, l’accusé Hans Van Themsche avait écrit une lettre d’adieu à ses parents qui a été lue mardi matin à l’audience de son procès devant la cour d’assises de la Métropole par le directeur d’enquête de la police judiciaire fédérale.La lettre d’adieu a été saisie lors d’une perquisition de la chambre de Hans Van Themsche à l’internat de Roulers.
« Il n’y pas de mots qui peuvent atténuer le mal que je vous ai fait », a écrit l’accusé. Il affirme qu’il n’ira pas au paradis, car celui-ci n’existe pas, selon lui. « Mais mon sang est le vôtre et je continuerai à vivre en mes frères et leurs enfants ».
Il considérait que sa mort présentait aussi des avantages. Il y aurait ainsi eu plus d’argent pour ses frères. Il n’aurait plus eu, non plus, d’avenir incertain ou ne serait pas mort des suites de l’une ou l’autre « bête maladie ».
Le jeune homme tente aussi dans sa missive de déculpabiliser ses parents. « Vous êtes les meilleurs parents, c’est ma propre décision. Je ne peux pas vivre avec la honte d’avoir été renvoyé (de l’internat, NDLR) pour avoir trop bu. La clope que j’ai fumée doit aussi y être pour quelque chose. Je buvais par ennui et me sentais mieux après. On se sent bien en fumant. Il est inscrit sur les paquets de cigarettes: ‘Fumer est mortel’. Ils ont raison », a-t-il écrit.
Van Themsche indique aussi qu’il n’avait aucune envie de faire des aller-retour entre son domicile et son école, et encore moins de s’inscrire dans l’enseignement professionnel. « Que dois-je faire parmi tous ces gens stupides? », s’interrogeait-il.
En conclusion, l’accusé demandait à ses parents d’inscrire sur sa pierre tombale ou sa plaque commémorative « Killed in action », ce qui le faisait se sentir mieux.
« Ne faites pas de choses précipitées. Continuez à vivre votre vie. C’est tout, je pense », concluait-il.
L’audience a été suspendue à 11H35. Elle reprendra à 13H30 avec l’audition du juge d’instruction.