ANVERS Hans Van Themsche est debout. Les mains tantôt posées sur la rambarde, tantôt voyageuses d’un côté à l’autre. L’accusé n’est plus que l’ombre de lui-même, à savoir le skinhead raciste et violent, tueur même. « Je ne sais plus. C’est le trou pour tout ce qui s’est passé ce jour-là. C’est terrible. Je me rends compte que j’ai commis un acte fou » . Avant d’ajouter, à trois reprises: « Sorry, sorry, sorry! » Hans Van Themsche parle aussi de la boisson. L’alcool. À 18 ans seulement, il consomme déjà régulièrement. « Pour oublier » , dit-il.
L’accusé évoque son parcours scolaire, parsemé d’embûches. Le jeune homme affirme avoir été la cible de ses camarades de classe. Il dit en avoir souffert.
Et puis les armes. La table de pièces à conviction en déborde. L’arme du crime, bien sûr : un fusil de chasse. Et puis des armes factices ou démilitarisées. Ou encore un couteau sur lequel est gravé Blut und Ehre (Sang et honneur en allemand).
Ce matin, les témoins vont se succéder. Demain, l’unique victime rescapée viendra aussi à la barre.