La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice et les dirigeants israélien Ehoud Olmert et palestinien Mahmoud Abbas ont réaffirmé lundi 19 février à Jérusalem leur engagement pour une solution à deux Etats.

« Nous avons tous les trois affirmé notre engagement pour une solution à deux Etats et nous nous sommes entendus sur le fait qu’un Etat palestinien ne peut voir le jour dans la terreur et la violence », a déclaré Condoleezza Rice qui venait de s’entretenir avec Abbas et Olmert dans un hôtel de Jérusalem.

Le Premier ministre israélien et le président de l’Autorité palestinienne ont par ailleurs discuté de la position du Quartette sur l’engagement nécessaire d’un gouvernement de l’Autorité palestinienne à ne pas recourir à la violence et à reconnaître Israël, selon Condoleezza Rice.

Sourires polis

Les deux dirigeants, affirme la secrétaire américaine, sont convenus de se rencontrer de nouveau « prochainement ».

Les mécontentements américain et israélien face à l’accord interpalestinien du partage du pouvoir ont assombri pourtant l’ouverture du sommet tripartite.

En se serrant la main, Rice, Olmert et Abbas ont affiché des sourires polis pour les caméras dans une salle de conférence sans décor d’un hôtel.

Les trois dirigeants se sont rencontrés sans collaborateur, à l’exception de l’interprète arabe de Rice, ont précisé des responsables. Après environ une heure, ils se sont installés dans la suite de Condoleezza Rice dominant la Vieille ville de Jérusalem, s’octroyant ainsi un cadre de travail plus agréable.

« Une période compliquée »

Dimanche, à la veille de ce sommet tripartite, Condoleezza Rice avait réaffirmé que Washington continuerait de traiter avec le président de l’Autorité palestinienne en vue de l’établissement d’un Etat palestinien voisin d’Israël, mais s’était montrée réservée sur l’issue de cette réunion.

« C’est une période compliquée, et elle a été rendue encore plus compliquée par le gouvernement d’union (palestinien, NDLR), mais je ne suis pas découragée, je ne vais pas attendre que les conditions soient parfaites pour rassembler les différentes parties », a déclaré la cheffe de la diplomatie américaine dans un entretien publié lundi dans le quotidien palestinien « Al-Ayyam ».

« Je ne m’attends même pas à ce que nous parvenions à une position commune sur les questions devant être négociées lors de cette première réunion », déclare-t-elle notamment à « Al-Ayyam » avant de préciser que Washington attendra que le futur gouvernement d’union Hamas-Fatah prenne ses fonctions avant de le juger.