La région la plus éprouvée est le sud côtier pakistanais, frappé depuis le week-end dernier par une tempête et le cyclone Yemyin. Au moins 256 personnes sont mortes dans les provinces méridionales du Baloutchistan et du Sindh, surtout dans la capitale Karachi.

Yemyin a tué 21 personnes et laisse 1,1 million de sinistrés, dont un quart de sans-abri. Des pluies torrentielles ont encore fait 30 morts depuis jeudi soir, notamment des réfugiés d’Afghanistan, dans le nord-ouest du Pakistan, à la frontière entre les deux pays.

Dans le sud, l’aide est acheminée difficilement et 1.000 sinistrés en colère ont manifesté devant des bâtiments administratifs à Turbat, dans le Baloutchistan, entourée par les eaux. «Nos maisons ont été détruites. Il n’y a ni à boire eau ni à manger depuis quatre jours. Il y a de l’eau partout», a protesté un fermier, Ghulam Jan.

Six personnes ont été blessées lorsque la police à tiré en l’air à balles réelles et lancé des gaz lacrymogènes, pour disperser la foule.

Le cyclone laisse derrière lui un paysage de désolation, avec des dizaines de villages aux maisons en brique et en terre détruites ou inondées par la montée des eaux et par les rivières en crue.

Des hélicoptères de l’armée ont secouru des personnes réfugiées sur des toits et dans des arbres depuis plusieurs jours.

«La situation est grave. Nous savons que les gens souffrent», a dit à l’AFP le commissaire aux opérations de secours, Khuda Bakhsh Baloch.

Dans l’est de l’Afghanistan, 56 personnes ont perdu la vie depuis mercredi dans des inondations causées par des pluies torrentielles dans l’est. Et au cours du week-end dernier, dans le sud et l’ouest de l’Inde, 144 personnes ont péri dans des inondations dues à la mousson.