BRUXELLES Les consommateur a-t-il entraperçu une baisse significative des tarifs GSM lorsqu’il passe une communication nationale ?
Pour l’instant, pas grand-chose à se mettre sous la dent, même si le secteur des opérateurs mobiles et fixes a consenti à revoir à la baisse ses tarifs de terminaison à deux reprises, en novembre 2006 et en mai 2007. Par tarifs de terminaison ou d’interconnexion ou MTR, on entend le montant que paie un opérateur (Proximus par exemple) pour faire passer l’appel d’un de ses clients vers un réseau concurrent (Base). Pour l’instant, le seul opérateur à avoir répercuté une baisse auprès de ses clients est Belgacom, uniquement au niveau des communications fixes vers mobiles. Le gain sur la facture est de 20 %. Il faut dire que le ministre sortant en charge des télécoms Marc Verwilghen avait mis la pression pour que l’opérateur dominant fasse un geste.
Mais il ne s’agit toutefois que de la répercussion d’une seule baisse, celle de novembre 2006. Celle de mai 2007 (20 % également) attend toujours. Belgacom a une autre lecture. « Les deux baisses ont été groupées mais le prix des communications a été en même revu à la hausse en raison de l’inflation », dit-on chez l’ex-RTT. Du côté de l’IBPT, le gendarme des télécoms, on espère encore pouvoir faire plier Belgacom afin qu’une seconde baisse des prix entre en vigueur, même si les décisions de l’Institut ne sont obligatoires.
Qu’en est-il cette fois chez les opérateurs GSM ? Base, qui a attaqué la grille tarifaire sur les MTR, confirme qu’aucune baisse n’a été répercutée mais que « nous allons augmenter le nombre de minutes gratuites offertes à nos clients et la généralisation des offres (quasi illimitée) Platinum et Gold ».
Mobistar rappelle de son côté que la baisse des MTR génère irrémédiablement une baisse de ses propres revenus, avant même que la tarification ne devienne favorable au client. « Ceci dit, nous avons diminué nos tarifs dès le début 2006, lorsque nous avons revu nos différentes formules », rassure sans trop convaincre Mobistar.