BRUXELLES Voici quelques semaines, un agent de la Stib dénommé S. K. avait livré dans la presse le nom du responsable qui aurait donné les réponses d’examens à certains candidats avant l’examen. L’affaire avait fait grand bruit. Une enquête interne avait été déclenchée, son issue n’a pour l’instant toujours pas été annoncée. S. K. a quant à lui été viré de la Stib. Il revient aujourd’hui avec une série de vidéos enregistrées en cachette. Un peu de tout, de tout un peu mais, surtout, deux témoignages édifiants. Dans le premier, on entend un chef patrouilleur une étoile – mais exerçant la fonction d’un deux étoiles – dénoncer clairement l’un de ses collègues comme étant la personne qui a donné les réponses. Il s’agit du même nom que celui cité par S. K.
Extrait : « C’est R. qui a donné les questions d’examen, tout le monde le sait […] Il l’a donné d’abord aux Belges de souche qui l’ont diffusé, évidemment. […] Il y a deux poids deux mesures. À partir du moment où tout le monde est sur le même pied d’égalité, ça va. Cela ne semble pas être le cas ».
Autre vidéo, autre découverte étonnante. Un chef patrouilleur deux étoiles du service de sécurité et contrôle de la Stib s’en prend à un usager, âgé, en règle et – selon l’agent de la Stib – éméché. Ton agressif au possible, tutoiement et insulte pour terminer…
Extraits : « Je vais une fois m’arranger une fois avec toi autre part, O.K. ? » , interpelle le contrôleur de la Stib. Le client l’interpelle en appelant le contrôleur « Mon vieux… » . Réponse de l’agent : « Mon vieux ? Comment tu parles dans ton coin ? ».
La vidéo montre ensuite le client demander son ticket, puisqu’il est en règle. « Je ne parle pas de ça. Il y a une forme de politesse, monsieur » , vouvoie alors l’agent de la Stib. « On n’est pas de la merde ici, ça va ? » , commence-t-il à crier. Le client redemande sa carte. « Je peux avoir ma carte, Monsieur ? » « Ah maintenant, c’est Monsieur. » Le client redemande sa carte. « Ouaips et alors quoi ? Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? Le ticket ! Ouaips j’ai le ticket, alors quoi ? Il faut me parler comme ça ? » « Alors donne-moi ce ticket » , redemande le client. « Ce ticket est très bien en ordre, c’est toi qui n’es pas en ordre » , répond l’agent. « Va t’excuser. Tiens, prends ton ticket. Et va encore boire. Va ! » Il lui tape le ticket dans la main, le laisse finalement partir et lance un « Onnozel… » dédaigneux. En bruxellois, « Onnozel » signifie « couillon » …