BRUXELLES Nous vous l’annoncions dans nos éditions de samedi, les prix des produits pétroliers en Belgique ont une nouvelle fois augmenté hier les portants proches de leur plus haut niveau jamais connu.
Une augmentation difficilement compréhensible alors que les cotations sur les marchés internationaux se détendaient en fin de semaine dernière. Et pour cause, les spéculations financières sont totalement étrangères à cette hausse des prix qui est en fait dictée par une augmentation programmée des accises. Parmi ces taxes, une bonne part vient en application d’une loi qui vise à inciter à l’utilisation de bio-carburants. Noble idée en ces temps de réchauffement climatique.
Le principe est un peu compliqué mais pour faire simple, « on augmente les accises sur tous les produits pétroliers. Celui qui mélange son produit avec des composants bio qui sont plus chers à l’achat se voit rembourser les accises » , explique Gaëtan van de Werve, secrétaire général de la Fédération Pétrolière Belge. Le but de l’augmentation de ces accises est donc incitatif. Le seul problème, c’est que le législateur qui veut que l’opération soit budgétairement neutre pour l’Etat impose aux pétroliers que leurs composants bio proviennent uniquement de l’agriculture belge.
Or, à l’heure actuelle, production et infrastructure sont encore insuffisantes. Concrètement, ces accises tombent donc un peu comme un cheveu dans la soupe ou plutôt comme monnaie sonnante et trébuchante dans la poche de l’Etat puisque les producteurs ne peuvent pas encore les récupérer. Résultat, c’est le consommateur qui trinque.