Selon des sources citées par l’agence de presse Reuters, la Commission européenne a pris l’initiative d’envoyer des questionnaires aux clients de Google avant même que le moteur de recherche ne lui soumette officiellement son intention d’acquérir Doubleclick pour validation.

Pour rappel, c’est en avril dernier que Google a déboursé 3,1 milliards de dollars pour racheter ce fournisseur de solutions logicielles dédié à la gestion de la publicité en lignes.

À la mi-septembre, Google doit soumettre ce rachat à l’examen des autorités antitrust européennes, afin qu’elles déterminent s’il ne présente pas un caractère anticoncurrentiel.

Aux États-Unis, la Federal Trade Commission, qui a déjà le dossier en main, a demandé des informations complémentaires après que des organisations américaines de protection de la vie privée ont porté plainte. Elles s’inquiètent de la mainmise de Google sur le marché publicitaire en ligne.

Inquiétude des concurrents de Google

Ce n’est pas la première fois que Bruxelles se renseigne auprès des concurrents et des clients d’une compagnie qui réalise ce type d’acquisition, mais en général, elle le fait une fois que le cas lui a été soumis.

« Nous pensons qu’ils ont pris cette mesure parce que la Commission considère que ce sera une fusion peu commune, complexe et sujette à controverse », indique la source de Reuters.

De leur côté, les concurrents de Google ont demandé aux autorités européennes d’examiner de très près cette fusion, car elle risque de concentrer entre les mains de la compagnie américaine le contrôle du marché de la publicité en ligne.