Des milliers d’expatriés chinois vivent au Soudan, où ils travaillent dans le bâtiment et dans un secteur pétrolier naissant, et les principales artères de Khartoum était décorées de drapeaux soudanais et chinois.

« Hu Jintao est le bienvenu au Soudan », lisait-on sur les banderoles.

« Je suis certain que cette visite contribuera à renforcer l’amitié traditionnelle entre la Chine et le Soudan et à porter à un autre niveau la coopération entre les deux pays », a déclaré Hu, qui a également mentionné le renforcement des relations économiques bilatérales.

Le gouvernement islamique du Soudan, frappé par de sévères sanctions américaines, s’est beaucoup appuyé sur son allié de circonstance chinois pour porter sa production pétrolière à 330.000 barils par jour et construire des infrastructures stratégiques tels que des barrages et des routes. L’économie soudanaise devrait connaître cette année une croissance de 13%.

La politique d’aide chinoise au Soudan, sans conditions, irrite beaucoup de détracteurs du régime de Khartoum qui souhaiteraient voir Pékin utiliser ses liens économiques étroits avec ce pays pour le convaincre de faire cesser les violences au Darfour.

Dans cette région de l’ouest du Soudan, quatre années de guerre ont fait environ 200.000 morts et 2,5 millions de déplacés. La déclaration de Hu à son arrivée ne mentionnait pas le Darfour.

Le Soudan vend une grande partie de son pétrole brut à la Chine, dont l’économie en pleine expansion consomme beaucoup d’énergie, et lui achète des armes.

Ces armes se retrouvent entre les mains des différents protagonistes du conflit au Darfour, malgré l’embargo censé être en vigueur dans la région.

Vendredi, Hu doit se rendre dans une raffinerie de pétrole construite par une entreprise chinoise, et signer des accords commerciaux.

Le président chinois s’est déjà rendu au Cameroun et au Liberia dans le cadre de sa tournée dans huit pays africains.