BRUXELLES  » Di- tes, on n’en discute pas chez vous ? Parce que, ici, ça fait un de ces foins, depuis quelques jours…  »
De quoi parle cette lectrice exilée en Espagne ? Tout simplement de la venue prochaine d’Elio Di Rupo au pays de la corrida. La semaine prochaine, très exactement vendredi, un e-mail l’annonce ainsi à l’hôtel Kaktus, sur la plage d’Albir, entre Calpe et Benidorm.
Un cycle de conférences ratissant toute l’Espagne afin d’y glaner les voix de nos expatriés aux prochaines élections, comme certains s’en disent persuadé au paradis des gambas ?
« Pas du tout « , recadre son attachée de presse, Florence Coppenolle. « Elio répond favorablement à l’invitation d’une association défendant les droits des Belges à l’étranger, notamment sur le plan social. Il ne prend que trois ou quatre jours de vacances, et a promis de faire un petit crochet par l’Espagne. Mais c’est vraiment pour leur faire plaisir. Ce n’est pas la première fois qu’il reçoit ce genre d’invitation. L’association en question n’est pas seulement active en Espagne, mais également dans les principaux pays à présence belge.  »
Reste que, là-bas, l’affaire fait grand bruit. Ce qui n’est jamais perdu, à quatre mois d’un important scrutin. D’autant que les voix de nos expatriés ont plutôt tendance, jusqu’à présent, à tomber dans l’escarcelle libérale…