BRUXELLES Mercredi midi, au 16 rue de la Loi. Alors que les négociations pour la formation d’un nouveau gouvernement se poursuivent (lire ci-dessus), le Premier ministre par intérim Guy Verhofstadt (Open VLD) reçoit la pétition flamande pour la solidarité. Dénommée littéralement Red de Solidariteit (Sauvons la solidarité), celle-ci a recueilli plus de 100.000 signatures, 105.547 très exactement. C’était le premier seuil que souhaitaient atteindre ses initiateurs, représentants du monde syndical et culturel flamand, avant de la remettre aux autorités. Si la pétition flamande et la pétition francophone de Marie-Claire Houard avaient pour but de rassembler un maximum de Belges autour du thème de l’unité, l’action entamée au nord du pays portait un message plus politique : non à la scission de la sécurité sociale.
Pour Rik Vermeersch, du Setca, cette revendication est partagée par un grand nombre de Belges et notamment de Flamands. « Non, les Flamands ne sont pas égoïstes », a encore rappelé hier Guy Tordeur, secrétaire régional CSC pour Bruxelles. La preuve, 60 % des signataires sont originaires du nord du pays.
La question est maintenant de savoir si le monde politique va tenir compte du message. Lors d’un entretien privé, « Guy Verhofstadt a assuré qu’il en tiendra compte au maximum lors de ses travaux », a dit Rik Vermeersch. Mais si tel n’est pas le cas, la pression sera renforcée. Elle s’exprimera déjà au travers d’une manifestation, ce samedi, pour le pouvoir d’achat et la solidarité (10 h 30, gare du Midi). Des activités sont en outre en préparation dans 25 communes et villes de Flandre et de Bruxelles. Enfin, et ce n’est pas rien, Red de solidariteit vise maintenant le cap des 200.000 signatures.