LIÈGE L’installation de ce système de lecture d’empreintes suscite de nombreuses réactions parmi les acteurs de l’éducation. La Commission de la protection de la vie privée estime qu’il y a clairement un problème de proportionnalité. « Les écoles justifient l’installation du système pour des raisons de sécurité. Mais n’est-ce pas un peu excessif ? »
La Ligue des Familles parle, de son côté, « d’une nouvelle escalade dans le contrôle de l’absentéisme » .
Du côté de la Fédération des Associations de Parents de l’Enseignement Officiel (FAPEO), le président Philippe Schwarzenberger se dit « effrayé par ce type de procédé. Il y a clairement un risque de surenchère. Mais surtout, j’ai peur que ce soit utilisé comme un argument de vente, utilisé pour pousser les parents à venir inscrire leurs enfants dans ces écoles. »
À l’Union des Fédérations des Associations de Parents de l’Enseignement Catholique (UFAPEC), la réaction est plus mitigée. « Je ne veux pas condamner d’emblée le directeur de cette école. Il faut prendre le temps de la réflexion, rencontrer le directeur, les enseignants et les parents, pour comprendre ce qui a poussé l’école à adopter un tel système » , explique Thierry Lambermont, le président.
Évoquant une « technologie convenant mieux à l’univers carcéral qu’à celui de l’école » , le Conseil de la Jeunesse d’Expression Française (CJEF) indique pour sa part qu’il ne peut « admettre que la seule réponse à cette violence consiste en une nouvelle violence, plus insidieuse et moins spectaculaire, faite cette fois aux libertés et à la vie privée des jeunes ».