NAMUR « Les limousines sont les services qui amènent le plus de plaintes. Nous devions donc prendre des mesures. Par exemple, elles ne pourront plus se garer sur les places des taxis. » André Antoine, ministre wallon des Transports veut que le secteur évolue. « J’ai tenu à ce nouveau décret wallon visant à mieux encadrer les taxis. Il entrera en vigueur début 2008. Son but est de contrer les problèmes rencontrés comme le maraudage qui voit des sociétés s’implanter dans des petites communes et travailler sur des villes plus proches, où les taxes sont moins chères. »
Est-ce un Numerus Clausus ? « Il faut que chacun respecte le territoire où il peut travailler. Si certains ne respectent pas les règles des sanctions et des amendes sont prévues. » La taxe demandée par les communes sera limitée à 600 euros. Il était temps que la Région wallonne prenne un règlement puisque les deux autres Régions du pays en possèdent un. Il faut savoir qu’actuellement, il y a 755 véhicules qui circulent en Région wallonne dont 236 seulement sont des exploitants autorisés.
Un moment, une couleur unique ou une plaque commune avaient été évoquée. Qu’en est-il ? « Nous n’avons pas voulu augmenter les charges sur les sociétés de taxi.  »
Outre les taxis, la 2e catégorie est celle des locations de voitures avec chauffeur. Un régime d’autorisation spécifique sera mis en place afin d’éviter toute concurrence avec le secteur des taxis. La taxe communale sera limitée à 250€. Et la 3e catégorie ? Les taxis collectifs et les services d’intérêts généraux. « Les taxis collectifs doivent être complémentaires du TEC, en soutien de ses missions de transport par autobus. Les services de navettes qui desservent les aéroports ou des parcs économiques doivent être intégrés à cette catégorie. Les services d’intérêt général doivent supposer un niveau de rémunération inférieur au seuil de rentabilité, à savoir moins de 0, 29 €/km.  »
Des taxis plus verts

Le nouveau décret prévoit une réduction de la taxe d’exploitation pour des véhicules qui utilisent des biocarburants ou qui émettent moins de 115 g de CO2. Une prime de 3.500 euros sera attribuée à l’achat d’un véhicule hybride. Une réduction de taxe est également envisagée pour les véhicules adaptés aux personnes à mobilité réduite.
Enfin, une formation est également prévue pour les chauffeurs : « On introduit une qualification professionnelle. C’est important. »