BRUXELLES Une heure et demie. Voilà le temps que l’ex-formateur Yves Leterme (CD & V) et quelques dirigeants de la RTBF ont passé ensemble hier en début d’après-midi. Le but de cette rencontre était d’aplanir la polémique lancée ce week-end par le chef de file des démocrates-chrétiens. Il avait ce samedi comparé la RTBF à Radio Mille Collines, qui avait appelé au génocide au Rwanda en 93-94. Comparaison sur laquelle il est revenu hier. Jean-François Raskin – président du conseil d’administration -, Jean-Paul Philippot – administrateur général – mais aussi Yves Thiran, Jean-Pierre Jacqmain et Benoît Moulin se sont rendus à 13 h 30 à la Maison des parlementaires.
Ils voulaient qu’Yves Leterme réponde à une question : « Il n’était ici pas question d’excuses mais une mise au point était nécessaire , explique Jean-Paul Philippot. Nous voulions savoir si le travail de la RTBF pouvait être comparé à celui de Radio Mille Collines ».
« À la suite de l’agitation des derniers jours, Yves Leterme a dit que la comparaison avec Radio Mille Collines, dans le sens qu’il l’entendait et comme il l’avait exprimée, ne tenait évidemment pas debout en ce qui concerne la RTBF » , a indiqué le porte-parole. Réponse qui semble satisfaire les différents dirigeants de la RTBF…
La discussion s’est aussi portée sur le travail de la RTBF. Etienne Schouppe, parmi d’autres CD & V, a déclaré ce week-end que le but de la chaîne publique francophone voulait « casser Leterme » .
Jean-Paul Philippot a réaffirmé, à la sortie de l’entrevue, que « la RTBF allait continuer à travailler honnêtement, en toute liberté, en toute indépendance et avec rigueur » . Sans militantisme, est-il précisé en interne…