Les négociations sur le Kosovo entre Serbes et Albanais vont reprendre le 21 février à Vienne, a annoncé vendredi Albert Rohan, adjoint de l’envoyé spécial de l’ONU pour le Kosovo Martti Ahtisaari.

« Nous entamerons les négociations le 21 de ce mois », a déclaré M. Rohan à la presse à l’issue d’un entretien avec le président du Kosovo Fatmir Sejdiu à Pristina.

Interrogé sur la question de savoir si cette date était définitive, M. Rohan a répondu : « j’ai la promesse du président (serbe Boris Tadic) et je n’ai pas de raison de la remettre en cause ».

M. Rohan a ainsi confirmé que l’ONU avait accepté la demande du président serbe Boris Tadic de reporter les négociations, prévues à l’origine pour le 13 février.

M. Tadic avait demandé ce report en expliquant qu’aucune équipe de négociateurs serbes ne pourrait être envoyée à Vienne avant l’installation du nouveau parlement serbe issu des législatives du 21 janvier.

M. Sejdiu, réitérant la position des Kosovars albanais selon laquelle un délai « ne produira pas d’effets positifs », ne s’est néanmoins pas opposé à ce changement de date.

« L’ajournement » est lié à la « compréhension » dont ont fait preuve « les médiateurs de l’ONU » envers Belgrade, a-t-il dit.

Dans son plan pour le nouveau statut du Kosovo, présenté il y a une semaine à Belgrade et à Pristina, M. Ahtisaari s’est gardé de parler d’indépendance pour cette province du sud de la Serbie, dont la population est à 9O% albanaise et qui est administrée par l’ONU depuis 1999.

Mais il a prévu une souveraineté sous surveillance internationale, une proposition que la Serbie, opposée à toute forme d’indépendance du Kosovo, a rejetée.