WEZEMBEEK-OPPEM « Les enseignants francophones qui n’enseignent pas le néerlandais, sont soumis à la loi du 30 juillet 1963 relative au régime linguistique dans l’enseignement. En clair, ils ne doivent satisfaire qu’à la connaissance approfondie de la langue de l’enseignement, à savoir le français. La Région flamande considère pourtant ces enseignants comme des employés administratifs communaux dans les communes périphériques. Dès lors, ces enseignants doivent réussir un examen linguistique de connaissance du néerlandais auprès du Selor. Il s’agit là d’emplois francophones menacés à terme et l’absence de nominations définitives d’enseignants dans nos écoles risque de porter atteinte à l’existence même de l’enseignement francophone dans les communes à facilités. » Les échevins francophones ayant l’Enseignement dans leurs compétences à Linkebeek, Crainhem, Wezembeek-Oppem, Rhode-Saint-Genèse, Drogenbos et Wemmel sont unanimes : « Ceci est une attaque unilatérale et destructrice visant à supprimer nos écoles francophones en les vidant de leur attrait. Nous appelons les négociateurs fédéraux afin que nos écoles passent sous tutelle pédagogique de la communauté française comme cela avait été presque conclu lors des négociations BHV de 2005 » , a réagi hier en ce sens l’échevin Bernard Carpriau (MR) à Wemmel.
« Les Flamands chargent la barque. Ils sont en pleine marche en avant, regrettent également les bourgmestres FDF de Crainhem et Wezembeek-Oppem, Arnold d’Oreye et François van Hoobrouck. Toutes ces étapes grignotent nos facilités. Le rattachement à la Région bilingue de Bruxelles-Capitale nous semble aujourd’hui plus qu’essentiel. »