PARIS Douze ans après la vague d’attentats qui a secoué la capitale française en 1995, le procès de son financier présumé, l’Algérien Rachid Ramda, 38 ans, s’ouvre lundi devant la cour d’assises de Paris spécialement composée de magistrats. Le verdict est attendu le 30 octobre. Rachid Ramda encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
Incarcéré en Grande-Bretagne, sous écrou extraditionnel, pendant près de dix ans, Rachid Ramda n’était pas présent au procès de ses présumés complices, Boualem Bensaïd et Smaïn Aït Ali Belkacem, condamnés en 2002 à la prison à vie. Son cas avait été disjoint. Quand Rachid Ramda a finalement été extradé le 1er décembre 2005, la cour d’assises a saisi le juge d’instruction Jean-Louis Bruguière d’un complément d’information afin qu’il recueille la version de l’Algérien.
Entendu une vingtaine de fois par le magistrat instructeur, Rachid Ramda a toujours refusé de s’exprimer. Il a finalement été renvoyé aux assises en avril dernier.
Depuis son retour de Grande-Bretagne, il a été condamné le 29 mars 2006 par le tribunal correctionnel de Paris, puis le 18 décembre 2006 par la cour d’appel, à dix ans de prison pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».