BRUXELLES Nous vous l’annoncions la semaine passée déjà, les prix des produits pétroliers dans notre pays atteignent leur plus haut niveau depuis un an. La conséquence logique de l’augmentation des cotations des produits pétroliers sur les marchés internationaux. Suite à la tension suscitée par les propos français ayant trait à l’Iran ainsi qu’à l’annonce d’une nouvelle baisse des réserves de brut aux États-Unis, le prix du baril de pétrole a atteint un nouveau record à 82,51 dollars hier. Pourtant, ce nouveau record n’a qu’un impact très limité dans notre pays. Cela s’explique par deux éléments essentiels. D’abord, la force de l’euro. Notre monnaie unique nous permet de ne pas trop ressentir les effets de ces prix internationaux toujours en dollar. Ensuite, le contrat programme en Belgique permet une adaptation des prix mesurée et réfléchie qui n’a pas un impact trop lourd sur le consommateur. Concrètement, toutes les données du marché sont analysées en temps réel au Service public fédéral Économie. En fonction de ces données et de deux seuils de fluctuation, l’un quotidien, l’autre hebdomadaire, les prix sont adaptés à la baisse ou à la hausse. La grande force du système, c’est qu’il faut que les deux seuils soient franchis en même temps pour enclencher un mouvement des prix chez nous. Si le baril reste pendant sept jours à ce niveau, il y a fort à parier que les prix à la pompe augmenteront encore mais personne ne peut le prédire.