Nous avons des indications selon lesquelles nos systèmes d’information ont été l’objet d’attaques, comme ceux d’autres pays », a, a affirmé samedi Francis Delon, secrétaire général de la défense nationale (SGDN), un service qui dépend du Premier ministre.
« Nous avons la preuve qu’il y a un passage par la Chine. Mais je suis prudent. Quand je dis Chine, cela ne veut pas dire gouvernement chinois. Nous n’avons pas non plus d’indication qu’il s’agit de l’Armée populaire chinoise », a-t-il précisé. « Nous sommes en train de regarder les choses », a ajouté M. Delon.
Interrogé sur l’identité des « systèmes d’information » visés par ces attaques, M. Delon a répondu : « Ce sont des réseaux qui concernent les services d’Etat ».
Ces attaques sont à mettre en relation avec celles signalées aux Etats-Unis et en Allemagne, a ajouté le patron du SGDN. « Nous n’avons pas été épargnés par ce type d’attaques », a-t-il résumé.
La Chine a démenti jeudi que son armée ait mené des attaques contre des systèmes informatiques sensibles de pays étrangers.
Selon un rapport du Pentagone cité par le quotidien britannique The Times, l’armée chinoise aurait établi un plan pour rendre inopérante la flotte de porte-avions des Etats-Unis au moyen de cyber-attaques en cas de conflit militaire.
Le Pentagone avait déjà reconnu cette semaine avoir été la cible de tentatives d’attaques informatiques provenant « d’Etats et d’organisations non-étatiques variés ».
Jeudi, The Times et The Independent avaient indiqué que des réseaux informatiques du gouvernement britannique avaient été piratés par des militaires chinois.
L’hebdomadaire Der Spiegel a affirmé la semaine dernière que le gouvernement allemand avait été victime de programmes dits « chevaux de Troie », qui proviendraient de l’armée chinoise, sans toutefois identifier sa source.

(D’après AFP)