On savait que Guy Verhofstdat avait des idées sur l’avenir de la Belgique. Il y a quelques semaines il disait réfléchir à une Fédération de Belgique, un concept encore flou mais qu’il se promettait d’éclairer en février. Il en a dit un peu plus mercredi. Pas sur le contenu de la réforme qu’il envisage mais sur les faiblesses du système actuel. Il a cité l’éparpillement des compétences, qui empêche une politique cohérente et des décisions rapides. il a cité aussi les tensions dans la périphérie bruxelloise. Il a cite enfin la nécessité pour les entités fédérées d’être responsables financièrement de leur politique.

Ni séparatisme ni immobilisme c’est le slogan du Premier ministre. En se lançant dans un plaidoyer en faveur d’une réforme de l’état le premier ministre a prononcé un discours engagé, à quelques mois des législatives. Un discours qui a irrité ses partenaires socialistes.

Pour Johan Vande Lanotte, SPA, le Premier ministre ne fait que donner son propre programme. Il n’engage pas la majorité .Pour le président du PS, Elio di Rupo, les changements institutionnels ne se justifient que s’ils améliorent la qualité de vie des gens. Yves Leterme, président du Gouvernement flamand, n’a pas pu faire autre chose qu’applaudir à l’idée d’une réforme institutionnelle. Quant à Didier Reynders, il est lui plutôt content. Manifestement, il était au courant de l’intervention du Premier ministre.