BRUXELLES Nous le laissions entendre dès novembre 2006. L’avant-dernière étape obligée dans la désignation comme premier flic du pays du successeur d’Herman Franssen à la tête de la police fédérale s’est jouée hier après midi avec la réunion du Conseil fédéral de police. Celui-ci devait rendre un avis à remettre hier soir ou ce matin au plus tard aux ministres de la Justice et de l’Intérieur Laurette Onkelinx et Patrick Dewael. Il n’y a pas eu de surprise : l’instance a rendu un avis favorable à la candidature du commissaire divisionnaire Fernand Koekelberg au poste de commissaire général. Plus rien ne s’oppose à ce que la décision soit entérinée et rendue officielle ce vendredi à l’issue du Conseil des ministres : le Hesbignon Fernand Koekelberg devient, après Herman Franssen, le deuxième patron dans l’histoire encore jeune de la nouvelle police fédérale. Son mandat prend effet le 1er mars prochain. Le mois passé, la commission d’évaluation l’avait classé en tête de ses préférences devant l’excellent Bruxellois Jacques Devaux; Jean-Claude Gunst s’était classé troisième; le directeur judiciaire bruxellois Glenn Audenaert arrivait quatrième; et l’ancien colonel gendarme Herman Bliki se classait cinquième devant le Louviérois Luc Demol, tous étant d’ailleurs déclarés « aptes à la fonction »… à la seule différence de Michel Brasseur, déclaré inapte.
Originaire de Perwez, en Brabant, âgé de 52 ans, cet officier, passé par la gendarmerie, nous est décrit comme une bête de travail doublée d’un homme de contact et de négociations. Excellent bilingue, brillant dans les études et correct dans la vie, le Koeke, comme on l’appelle, est l’un des principaux artisans de la réforme des polices. Il a oeuvré à sa mise en place pendant des années comme directeur du Sat, le Service administratif et technique du ministre de l’Intérieur. Ses détracteurs lui ont connu une faiblesse, encore que… et il serait scandaleux que celle-ci soit exploitée. Moins homme de terrain que de cabinet, Fernand Koekelberg aurait le contact chaleureux, pas prétentieux, moins ascète sans doute que son prédécesseur.
La future organisation de la Pol fed réduit à trois le nombre de ses nouvelles directions générales. Au sujet de celles-ci, rien n’est fixé. Ce sera après le 1er mars la priorité du nouveau patron. Même Herman Franssen, qui a 62 ans mais a décidé de s’accrocher jusqu’à 65, ignore aujourd’hui ce qu’il fera demain.