MONS La cour d’assises du Hainaut a entamé le procès d’Andy Panier, un jeune garçon de 20 ans à peine, et qui venait d’en avoir 18 quand il a commis un meurtre à Mons en novembre 2004. Jacques Bianchi, un sans-domicile fixe 39 ans, avait été tué à coups de bâton dans le squat qu’il occupait, rue des Capucins, dans le centre de la ville.

Andy Panier a rappelé ce qu’a été son enfance : placé dès l’âge de trois ans et demi, il a été ballotté de maison en famille d’accueil et a commencé très tôt à se droguer, puisqu’il a découvert les stupéfiants à l’âge de 12 ans, passant rapidement des drogues douces à l’héroïne et à la cocaïne. Il a également commis dès son plus jeune âge de nombreux délits motivés par cette consommation de drogue. Il était sorti du centre fermé d’Everberg très peu de temps avant de commettre le meurtre. Hébergé peu de temps chez sa mère après cette sortie du centre, il s’est rapidement trouvé à Mons où il passait ses journées à errer, et ses nuits à tenter de se trouver un abri. Il rencontrait ainsi des « gens dans la même situation ». Il a ainsi rencontré par hasard sa future victime, sur la place de Mons. Ils ont partagé des frites, puis la drogue que Panier avait en poche, et ils se sont retrouvés dans le squat de Jacques Bianchi. Rien d’autre ne s’est passé ce jour-là.
Interrogé sur la manière dont il avait occupé ses journées de liberté avant le crime, Andy Panier a souvent hésité, ne pouvant fixer de date précise. Retourné au squat, il y avait volé une somme de 20 euros dans la veste d’un autre occupant. Dans la matinée du 25 novembre, il a espéré y trouver encore de l’argent et il était en train de faire les poches de Jacques Bianchi quand celui-ci s’est réveillé : « J’ai eu peur, j’ai vu un morceau de bois, j’ai frappé à la tête, trois ou quatre fois, il n’a pas eu le temps se relever. Après, j’ai pris le portefeuille, mais il était vide ». Une précision qui est en contradiction avec ce que Panier a raconté à d’autres personnes, disant qu’il avait bien pris de l’argent. » Quand je suis parti, il saignait, mais pour moi, il n’était pas mort, il ronflait », a-t-il encore indiqué, avant d’ajouter qu’il n’avait « pas pensé à appeler du secours : le seul truc qu’il me fallait, c’était de la drogue ».