NAMUR Nous vous annoncions la semaine passée en exclusivité que 200 chômeurs wallons allaient être exportés en Flandre pour une journée dans le cadre d’une bourse à l’emploi. L’idée a eu son succès. Le dossier a été évoqué hier en gouvernement wallon. Il a été soumis par le ministre des Transports wallons André Antoine. Le ministre-président wallon, Rudy Demotte, entend avancer dans ce dossier : « Je propose d’organiser des lignes de bus spécifiques partant de certaines zones urbaines wallonnes plus éloignées de la frontière linguistique telles que Charleroi, Liège, La Louvière… à destination de zonings industriels flamands spécifiques où les entreprises qui s’y trouvent font face à des problèmes d’engagement. Ces lignes seraient financées par l’intermédiaire d’un partenariat public-privé auquel prendraient part les gouvernements régionaux et les différentes entreprises concernées. Ce type de partenariat, nous le mettons déjà en oeuvre en Wallonie ».
La Flandre sera donc la nouvelle terre promise des chômeurs wallons. Ceux qui ne l’auraient pas encore compris pourront compter sur une autre décision prise hier.

5.000 offres flamandes

Pour rappel, en avril dernier, le gouvernement décidait d’intensifier la collaboration avec la Flandre afin que des Wallons puissent saisir les opportunités d’emploi en Flandre.
Hier, le ministre wallon de l’Emploi, Marcourt, a fait état au gouvernement des progrès de cette collaboration : l’objectif annuel d’échanges d’offres est largement dépassé après 6 mois et les actions menées par le pôle de conseillers bilingues créé au Forem commencent à montrer leurs effets.
Les Banenmarkt et autres rencontres avec des employeurs flamands ont permis la mobilisation d’un nombre de demandeurs d’emploi wallons sans précédent. Au-delà des échanges d’offres, l’accord prévoit la gestion active de 5.000 offres flamandes à adresser à 50.000 demandeurs d’emploi wallons. À cet effet, des progrès restent à faire : mieux sélectionner les offres en fonction des profils wallons et encourager les employeurs flamands à recruter des Wallons, en veillant en particulier à ce que la connaissance de la langue ne soit pas un obstacle. Des formations linguistiques sur le poste de travail pourraient être organisées.