Denise, la SDF prise en charge le 6 juillet par la Brigade d’assistance aux personnes sans abri (Bapsa) dans le XVe arrondissement de Paris, possédait au total 68.493,80 euros en pièces et billets dans des sacs qu’elle gardait auprès d’elle, a-t-on appris vendredi de source policière, confirmant une information d’Europe 1.

Agée de 66 ans, Denise était installée depuis depuis plus de 10 ans rue Linois, entre un établissement de restauration rapide et un bâtiment en cours de rénovation.

C’est là que vendredi dernier, sans soupçonner que Denise veillait sur un véritable trésor, les fonctionnaires de la Bapsa l’avaient prise en charge, car son installation était à proximité d’une paroi contenant de l’amiante.

Denise avait accepté avec beaucoup de difficulté d’être conduite au Centre d’hébergement et d’assistance aux personnes sans abri (Chapsa) de Nanterre (Hauts-de-Seine).

Les fonctionnaires devaient comprendre très vite les raisons des fortes réticences de Denise à quitter les lieux : elle avait autour d’elle plusieurs sacs poubelle ainsi que des valises et des conteneurs à ordure de la ville de Paris, le tout représentant un poids important. Au point que les agents de la Bapsa avaient du demander des renforts pour les évacuer.

A l’intérieur des sacs et des poubelles, les fonctionnaires stupéfaits devaient découvrir une petite fortune en pièces de monnaie et billets, qu’ils ont mis une semaine à compter. Ce n’est que vendredi soir, le compte enfin achevé que l’estimation du trésor a été connue. Le total final était de 68.493,80 euros.

Il reste à présent à connaitre comment cette dame de 66 ans, bretonne d’origine, et connu dans le quartier sous le surnom de « la princesse » a pu amasser une telle somme : économies anciennes, héritage éventuel, sans oublier les années de vie dans la rue en faisant la manche.

Pour l’instant, l’argent reste entreposé en lieu sûr dans les locaux de la Bapsa. Denise, elle, de source proche du dossier, n’aurait toujours pas dit d’où provient son trésor mystérieux et s’inquiète de ce qu’il en est advenu. Un juge des tutelles pourrait êtrre désigné pour administrer ce magot.

A en croire certains témoignages de gens du quartier, « la princesse » refusait tout contact, les aumones en pièces, et ne voulait pas quitter son territoire, situé non loin de la gare Montparnasse.