BRUXELLES L’appel lancé la semaine passée par le président des Réformateurs, Didier Reynders, à un débat entre francophones pour rationaliser les institutions francophones est, d’après lui, destiné d’abord à sortir les négociations gouvernementales du bourbier.
« La méthode utilisée aujourd’hui est indigne de l’unité francophone », a lancé M. Demotte en réponse à des interpellations au parlement wallon.Les francophones ne sont pas demandeurs de réformes institutionnelles et de nouveaux transferts de compétences, a-t-il rappelé, s’interrogeant toutefois sur l’attitude du MR. Régulièrement, M. Reynders a dit en effet être disposé à en discuter. Et le chef de groupe MR, Serge Kubla, a appelé mercredi les autres formations politiques à ne pas faire preuve de frilosité et à débattre, au sein du parlement, de matières qu’ils seraient, le cas échéant, prêts à régionaliser dès lors qu’elles sont accompagnées d’un financement suffisant.
« Quelle est aujourd’hui la force des partis flamands? S’appuyer sur des résolutions votées par le parlement flamand », a-t-il ajouté.
Pour le ministre-président, tout cela s’apparente plutôt à une trahison des thèses francophones. « Est-ce là les pièces de Judas pour une trahison francophone? ».