BRUXELLES Le pays doit être gouverné et réformé dans l’intérêt des entreprises et de sa population, a affirmé lundi le Brussels Enterprises Commerce and Industry (BECI), invitant les responsables politiques à s’inspirer du modèle de coopération entre les communautés de Bruxelles.
Le BECI défend les intérêts communs de l’Union des Entreprises de Bruxelles et de la Chambre du Commerce et de l’Industrie de la capitale. Il craint notamment qu’en cas d’éclatement du pays, l’Europe fasse ses valises, et que les investisseurs se tournent vers d’autres pays tels que le Luxembourg tout proche.
«Nous perdons du terrain à l’étranger et les investisseurs hésitent à venir en Belgique. Le monde extérieur pense que la fin de la Belgique en tant qu’Etat est proche. Or, la grande majorité de la population et des entreprises ne veut pas de la scission du pays, et de scission, il n’y aura point, pour la simple raison que cela serait catastrophique pour toutes les parties prenantes», a souligné BECI, dans un communiqué.
Pour le monde des entreprises et du commerce bruxellois, chacun demande en premier lieu une réponse aux défis de demain : le vieillissement de la population, une croissance économique durable, la mondialisation et la viabilité de l’Etat providence. L’institutionnel peut et doit jouer un rôle central pour rendre la gestion du pays plus efficace, « mais chacun doit alors pouvoir remettre en question ses propres vaches sacrées. On peut régionaliser des compétences, on peut aussi en refédéraliser d’autres: la priorité doit aller à l’amélioration du pays pour l’ensemble de la population », ont souligné lundi les présidents de BECI, Yvan Huyghebaert et Emmanuel Van Innis.
Pour eux, il faut créer les conditions qui renforcent le dialogue, au lieu d’y renoncer. C’est la seule manière de renforcer les atouts de Bruxelles. « Aider Bruxelles à avancer, c’est aider le pays entier à avancer. Toute réforme institutionnelle doit dès lors renforcer la Région bruxelloise », ont-ils encore dit.