BRUXELLES Herman Van Rompuy (CD & V/NV-A) est victime d’une polémique dont il se serait bien passé. L’explorateur apparaît en effet sur le site Internet des jeunes de la NV-A, pour une journée festive à laquelle il a pris la parole, le 21 juillet dernier.
Ce qui choque, ce sont d’autres photos, prises en soirée et cette fois en l’absence de M. Van Rompuy. On y voit les jeunes séparatistes brûler le drapeau belge, avec alcool et rires gras à la clé. Il s’agirait pour eux d’une habitude rituelle. Les photos ont été retirées du site pendant la nuit.
Cela ne constitue pas un délit pénal. Mais à l’heure où les négociations patinent à cause des positions tranchées de cette même NV-A, la chose pose pour le moins problème.
D’autant que, sur le front politique, le blocage persiste. Jeudi matin, l’explorateur a reçu les présidents du MR et du CDH. Rien de concret n’en est ressorti. « Il continue à mettre plusieurs pistes sur la table, mais on n’a fait aucun arbitrage « , résume ce cacique. « Et dans ces pistes, aucune ne semble évidente à transformer en solution. Cela reste très compliqué…  »

Milquet et les… rugbymen

Les agendas des négociateurs laissent peu de place pour une phase importante des palabres dans les jours qui viennent. Dès hier, Didier Reynders (MR) s’est envolé pour le sommet européen de Porto. Il sera de retour samedi.
Fin d’après-midi, il se rendra à Namur, pour les traditionnels discours des Fêtes de Wallonie. Il y retrouvera notamment Joëlle Milquet (CDH) qui, elle, a dû finalement annuler un minitrip à Paris prévu ce vendredi.
Elle était invitée dans la nouvelle émission de Laurent Ruquier sur France 2. Il avait entendu parler d’elle grâce à un récent dossier de Libération sur la Belgique. Finalement, l’invitation a été postposée. En cause : la présence sur le plateau des… rugbymen français, auxquels Laurent Ruquier a donné la priorité. Joëlle Milquet n’aura donc pas la chance de grappiller un de leurs célèbres calendriers…
Dimanche, c’est le Grand Prix de F1 à Francorchamps où les politiques se disputeront les honneurs des paddocks. Et le soir, c’est un certain La Gantoise-Standard. Bref, les négociations ne devraient plus connaître de soubresauts significatifs.
En attendant, jeudi, M. Reynders est venu à Namur. Il en a profité pour assurer croire toujours en l’Orange bleue et replaider la fusion des institutions. Selon lui, face à la complexité actuelle, il faut « oser le débat » , et ce, « avant les élections de 2009 ».