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Il est
regrettable que des adultes s'avisent à
donner des réponses sans réelle
connaissance du sujet. Il ne faut pas
oublier que le coq en question se situe
sur un édifice religieux (cela existe
encore, les églises ne sont pas que des
musées !).
Voici donc une réponse dont une partie
est du chanoine R. Gaudin, Société
Archéologique et Historique de la
Charente :
Il faut écarter d’emblée la légende
selon laquelle saint Pierre aurait
empalé l’un d’eux pour empêcher les coqs
de lui rappeler son triple reniement en
les rendant muets d’épouvante.
Dans les civilisations anciennes, le coq
a eu pour qualités le courage et la
fierté. Par son chant matinal, signe de
la vie qui commence, il fut aussi
emblème de la vigilance. De plus, dans
les représentations du dieu de la
médecine, le coq est assez souvent
opposé au serpent : l’oiseau de lumière
et de vie contre le sournois porteur de
venin. La vie contre la mort.
Dans les anciennes symboliques
chrétiennes le coq est l’emblème du
Christ. Représenté sur une barque il
dirige l’Église. Surmonté d’une palme il
figure le Christ ressuscité, vainqueur
de la mort. L’avènement de Jésus est
pour le monde ce qu’est l’apparition du
soleil pour la terre. N’est-ce pas au
matin pascal, lorsque retentit le chant
du coq, qu’eut lieu la résurrection ?
Le coq a également été associé à la fin
du monde. Il symbolise alors le Juge
suprême et son chant du point du jour
devient l’appel de l’ange au Jugement
dernier.
Dans la journée romaine, la « première
heure » était au chant du coq. On
l’appelait « gallicinium ». En Orient,
ce gallicinium faisait partie de
l’horaire monastique et marquait un
moment de prière.
Dans les représentations graphiques des
instruments de la Passion, avec la
lance, l’éponge, le marteau, les clous,
la couronne d’épines, on voit souvent un
coq perché sur une colonne. On peut y
voir le reniement de Pierre qui marque
justement le début de la Passion, ou
bien, parmi les instruments de torture,
l’emblème de la résurrection toute
proche. L’idée du coq sur le clocher a
pu venir de cette représentation du coq
sur la colonne.
Enfin, le coq-girouette, toujours
orienté face au vent, représente le
Christ face aux péchés, aux malheurs du
monde. |