BRUXELLES Après le succès de la pétition pour l’unité de la Belgique lancée par la citoyenne liégeoise Marie-Claire Houard et qui s’est clôturée par une grande marche le 18 novembre, voilà que la pétition flamande pour la solidarité, Red de solidariteit, s’apprête, elle aussi, à atteindre son objectif… Le cap des 100.000 signatures a été atteint, ont annoncé hier les syndicats à la base de ce mouvement. La prochaine étape est la remise de cette pétition. Elle aura lieu ce mercredi à midi, à l’hôtel de ville de la Grand-Place. Pour l’accueillir, c’est le Premier ministre par intérim et formateur de fortune, Guy Verhofstadt (Open VLD), qui sera présent.
Une double fierté pour les initiateurs. Septante jours après son lancement, « la pétition a reçu 100.000 signatures » et « ce travail a été accompli alors que, à la rue de la Loi et dans certains médias communautaires, on criait à tort et à travers que le fossé entre le Nord et le Sud se creusait de manière abyssale. Cette situation a conduit à l’impasse dans laquelle nous nous trouvons actuellement. La Banque Nationale estime que le prix de revient de six mois de crise politique est de 2,5 milliards d’euros. Cela correspond à 1.000 litres de mazout pour chaque famille belge ».
La seconde satisfaction porte sur la présence de Guy Verhofstadt. Hendrik Vermeersch, du Setca, à l’origine de l’action, l’avoue : « Cela nous a surpris que M. Verhofstadt accepte. En même temps, c’est un peu son rôle que de recevoir une pétition signée tout de même par plus de 100.000 personnes ».
Ce mercredi, les actions à venir du collectif seront exposées. D’ores et déjà, celui-ci participera à la manif de ce samedi pour plus de pouvoir d’achat.